Carnavals

Au carnaval tout le monde est jeune, même les vieillards

LES ORIGINES DU CARNAVAL

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Carnaval

Depuis très longtemps le carnaval existe , on en trouve la trace en  Egypte d’abord, puis en Grèce et en Italie, dans toute l’Europe ensuite, des festivités étaient organisées à l’approche du printemps. Le déguisement, la danse, le festin faisaient partie des réjouissances. Tout cela était l’ancêtre du carnaval.

Le carnaval est surtout le temps de la mascarade. Les masques, les maquillages et les tatouages étaient employés à des fins magiques ou religieuses.

Le carnaval est l’ensemble des festivités qui ont lieu dans des lieux aux alentours de Mardi gras. On distingue :

  • les bandes : les carnavaleux défilent dans les rues derrière la musique (la « clique »), conduite par un tambour-major.
  • les bals : les carnavaleux se retrouvent la nuit, dans les grandes salles de l’agglomération, pour faire la fête en mêlant chansons carnavalesques, à la musique contemporaine et tout ça au profit d’associations (les corsaires…).

C’est aussi à cette période que l’on peut entendre parler  le patois  Le Picard  une  des langues  parlée  dans les Régions Nord , la langue flamande et le « chti  » ou « chtimi de façon très appuyée.

Origines du Carnaval.

Les origines du carnaval  remontent au début du XVIIe siècle. Les armateurs offraient aux marins-pêcheurs, avant de partir pour 6 mois de pêche à la morue en Islande, un repas et une fête (la « Foye »), ainsi que la moitié de leur solde. Beaucoup d’entre eux ne revenaient pas toucher l’autre moitié (perdus en mer, naufrage, …) laissant femmes et enfants sans rien au Courghain. De la foye naîtra la « Visschersbende » (bande des pêcheurs en flamand). Elle se déroulait à l’origine entre le lundi gras et le mercredi des cendres marquant le début du Carême, ce qu’on appelle les 3 joyeuses.

Le premier document officiel connu parlant de ces festivités est une ordonnance du Magistrat de Dunkerque datée du 16 janvier 1676 qui réglementait les festivités.

Il existait également jadis à Dunkerque une autre très grande fête aujourd’hui oubliée : les Folies. Par certains aspects : déguisements, notamment en sauvages, travestissement, géant, elle paraît préfigurer l’actuel Carnaval de Dunkerque. Elle avait lieu en été, le 24 juin, jour de la Saint Jean.

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La Charte du carnaval.

Depuis plusieurs années, la popularisation du carnaval pose problème. Certes l’afflux supplémentaire de spectateurs et de carnavaleux « initiés » permet d’augmenter les recettes commerciales et l’esprit de confraternité (« Plus on est de fous, plus on rit »). Mais l’événement attire également des carnavaleux « novices » qui nuisent (volontairement ou non) au déroulement du carnaval car ils ne connaissent pas les règles induites de celui-ci :

  • Règles générales :
    • Le carnaval de Dunkerque ,comme les autres sont  avant tout un carnaval, ce qui signifie que tout carnavaleux doit être un minimum déguisé, maquillé ou masqué pour pouvoir faire la bande ou le bal.
    • Les musiques du Carnaval sont la base de celui-ci, il est donc préférable de les connaitre, notamment l’Hommage au Cô et la Cantate à Jean Bart qui sont réellement sacrées pour les carnavaleux de Dunkerque .
    • Il n’y a pas une façon de faire le carnaval mais plusieurs : dans la bande, dans les bars, dans les chapelles, devant la musique, derrière la bande,…ou un mélange de tout cela.
  • Alcoolémie :
    • le Carnaval n’est pas un concours d’alcoolémie. Les boissons alcoolisées (bières, diabolo flamand, punch, rosé, champagne(aux bals)) sont en vente mais ce n’est pas une raison pour finir en coma éthylique.
    • La majorité des personnes formant la bande n’est pas saoule, un carnavaleux trop éméché ne doit pas s’insérer dans une « ligne » en croyant que ceux qui sont à ses côtés sont dans le même état que lui, c’est faux et dangereux pour tous.
    • Tant dans un bal que dans la bande les bouteilles en verre sont interdites, si elles cassent elles risquent de blesser plusieurs personnes. De plus, notamment lors des bals, il est fort désagréable de marcher sur du verre pendant des heures.
  • Dans la bande :
    • La base de la bande c’est la « ligne ». Lorsque la bande défile dans les rues, cela correspond à un alignement de carnavaleux qui occupe grosso-modo la largeur de la chaussée. Lorsque la bande est au rigodon ou lors d’un bal, la ligne correspond au rayon entre le kiosque (ou l’élément central) et les obstacles extérieurs (arbres, scène, spectateurs…). Pour la réussite des chahuts et la sécurité de chacun, les lignes doivent être entières, c’est-à-dire qu’elles doivent s’étendre sur toute la largeur et les carnavaleux qui la compose, doivent se tenir « encouder » même si on ne connait pas son voisin de gauche ou de droite.
    • On distingue les « premières lignes » qui ont pour objectif de retenir la bande alors que les autres « lignes » ont pour objectif de pousser. Les « premières lignes » ne sont généralement pas accessibles aux novices en raison de leur importance capitale (si elles s’écroulent pendant un chahut, les autres lignes s’effondrent également).
    • Lorsque les fifres jouent, la bande avance tranquillement, il ne faut pas pousser les personnes devant soi. Lorsqu’un chahut se termine, les fifres reprennent directement, cependant en raison de la « décompression », il est probable que les « lignes » reculent, il faut alors également reculer si nécessaire et ainsi ne pas entraver le mouvement global, puis repartir vers l’avant.
    • Lorsque les fifres s’arrêtent et que le reste de la musique se met à jouer, il y a un chahut. Cependant, on pousse en « ligne », c’est-à-dire avec le torse (en étant toujours accroché avec son camarade de gauche et celui de droite) et non en poussant avec les mains dans le dos du carnavaleux de devant.
    • La seule zone où les carnavaleux ne doivent pas se trouver, c’est entre les musiciens et la « première ligne ».
    • On ne sort pas de la bande en plein chahut, c’est totalement impossible, il faut attendre la fin d’un chahut et crier « sortie », puis sortir du côté le plus court lors d’une bande, et du côté extérieur lors d’un rigodon/bal. Lorsqu’une personne crie « sortie » devant un carnavaleux, il convient de la laisser sortir en retenant les carnavaleux qui poussent derrière soi. Si une personne crie « sortie » sur l’un des côtés, le carnavaleux libère son bras dès que possible et une fois la personne partie s’accroche à un autre carnavaleux de la même ligne.
    • Si un carnavaleux tombe dans la bande, il ne doit pas tenter de s’accrocher au carnavaleux devant lui (il risque au mieux de l’entraîner dans sa chute). Lorsqu’une ou plusieurs personnes tombent, les carnavaleux autour d’eux crient « chute », tous ceux autour des personnes tombées retiennent alors les lignes devant ou derrière elles pour éviter que d’autres tombent. Les carnavaleux les plus proches doivent relever les personnes tombées le plus rapidement possible. Le risque de chute est diminué si les carnavaleux sont bien accrochés.
    • Le port de chaussure de sécurité est conseillé, en raison de la proximité des jambes lors des chahuts, il arrive très fréquemment de se faire marcher sur les pieds. Par contre, il faut éviter au maximum de donner des coups dans les jambes.
  • Dans les bals :
    • Pour éviter à la fin du bal de marcher dans le verre et le plastique, les carnavaleux doivent ramener leur verre, leur coupe ou leur bouteille dans un des bars.
    • Pour éviter les bagarres, il ne faut pas traverser les salles avec des verres pleins prêts à se renverser.
  • Dans les chapelles :
    • On ne rentre dans une chapelle qui si on y est invité. Soit on connait l’hôte, soit celui-ci nous laisse entrer lorsqu’on arrive avec un de ses invités (que l’on connait nous-même). Pas d’entrée en force ni d’entrée au moment où des invités sortent sans l’hôte.
    • On peut arriver dans une chapelle avec des bouteilles ou de la nourriture mais on ne repart jamais avec, d’autant plus si se ne sont pas les mêmes vivres.
    • Si les amis d’invités sont autorisés à entrer dans une chapelle, cela fait d’eux des « invités », c’est-à-dire qu’ils ne sont pas autorisés à faire entrer leurs propres amis sans l’accord de l’hôte.
  • Dans les bars :
    • Souvent il y a 1 serveur pour 10 carnavaleux, il faut faire preuve de patience et attirer l’attention du serveur.
    • Une fois servi, s’il y a de la place, il faut tenter de s’éloigner du comptoir pour que d’autres puissent y avoir accès.
  • Sur DUNKERQUE il est fait un hommage au Cô et la Cantate à Jean-Bart :
    • Ces deux chansons sont jouées à la toute fin de chaque bande, (hormis lors de la bande de la Citadelle où l’Hommage au Cô est joué lorsque la bande arrive dans la Rue Cô Pinard) et à la fin de chaque heure de chahut dans les bals. Lors de ces deux chansons, les carnavaleux ne s’encoudent plus mais se tiennent par la main. De plus, lors de la Cantate à Jean Bart, les carnavaleux s’agenouillent du début de la chanson jusqu’à ce que le nom de Jean Bart soit répété.

     

    • Pas de carnaval sans un CLET’CHE  ou  Déguisement

      Le déguisement « clet’che »

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      Le carnaval est l’occasion de se défouler et de laisser libre cours à son imagination. C’est pourquoi les carnavaleux rivalisent d’ingéniosité pour la confection de leur clet’che, autrement dit de leur déguisement. Beaucoup d’hommes se déguisent en femmes7 et pour cela adoptent perruques, jupes bas-résilles, bijoux, faux-cils, maquillage, chapeaux à fleurs. Certains enfilent même des sous-vêtements féminins au-dessus de leur robe. D’autres choisissent le pagne de paille, le sous-pull noir et se noircissent le visage afin de ressembler aux « zoulous ». Cette pratique, qui rappelle celle du blackface, est cependant sujette à controverse. Le tablier d’écolier à carreaux rouge et blanc, très à la mode autrefois, se fait plus discret. Les déguisements s’assemblent souvent à l’aide de vieux vêtements retrouvés dans le grenier ou offerts par une tante ou une grand-mère. Les carnavaleux sont les rois de la récupération. Le marché de Dunkerque a même son « coin carnaval », appelé « Cafougnette » ou l’on achète de vieux vêtements pour le carnaval (fourrures, chapeaux, vêtements..). Le parapluie multicolore, appelé « berguenaere » a également une place centrale dans le carnaval dunkerquois

    • Jet de harengs ou d’autres choses …..

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      Le jet de  Hareng au carnaval de Dunkerque mais dans d’autres lieux bien d’autres choses ….

      À la bande de Dunkerque, les carnavaleux s’arrêtent toujours devant l’hôtel de ville ,dans d’autres communes cela sera un beffroi , où le maire et son conseil municipal et des invités  lancent des harengs fumés , enveloppés dans un film protecteur, sur les carnavaleux, ce qui ne manque pas de déclencher une énorme bousculade. Au sommet du jet de harengs, le maire lance également un homard en plastique. Le lancer du homard est un clin d’œil à l’ancien maire de Dunkerque : Michel Delebarre. En effet, son prédécesseur s’appelait Claude Prouvoyeur, et les carnavaleux, au moment du jet de harengs, chantaient en chœur « Prouvoyeur, des kippers (harengs fumés en dunkerquois) ! ». Une fois M. Delebarre élu au poste de maire, les carnavaleux, souhaitant conserver une rime traditionnelle, se sont mis à chanter « Delebarre, des homards ! » ; le carnavaleux chanceux qui l’attrape peut ensuite l’échanger contre un vrai.

      Historiquement, le lancer de harengs a débuté après la Seconde Guerre mondiale. La municipalité, voulant célébrer la rénovation de l’hôtel de ville dont il ne restait que les briques en 1945, consulta Jean Minne qui proposa de lancer des harengs car c’en était la saison.la plupart des bandes ont leur jet de harengs, cependant celui de la bande de Bergues est différent puisque les harengs sont remplacés par du fromage de Bergues.


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